L’école dans mon enfance.
Je sais que mon texte va vous sembler un peu long à lire, et j’en suis désolée, mais j’avais vraiment envie de partager mes souvenirs d’écolière avec vous.
Même si c'est loin dans ma mémoire, mais je me souviens encore, quand j'allais à l'école primaire, je portais une blouse bleue à carreaux rouge chaque jour pour aller à l'école.
A l’école il y avait des pupitres par 2 dans les classes, le tableau était grand (et vert) avec 2 battants sur les côtés.
L'institutrice utilisait des craies blanches pour les leçons aux heures de classe, et des craies bleues et/ou rouge pour d'autres leçons, mais c’était un peu plus rarement déjà.
Chaque classe comportait 25 enfants en début d'année, et petit à petit, nous finissions l'année avec près de 30 enfants par classe.
Les pupitres étaient face au tableau, et le bureau de l'institutrice était devant le grand tableau à craie, un peu incliné, mais face aux pupitres des enfants.
La carte géographique se déroulait du haut du tableau, et couvrait presque le tableau, dans d'autres classe, la carte géographique était sur un chevalet trépied.
Les plus jeunes enfants au cours préparatoire avaient des cahiers à 2 lignes, et les enfants qui savaient écrire comme il faut, avaient des cahiers à carreaux avec la marge sur le côté gauche.
Pour les fournitures scolaire, les enfants avaient tout ce qu'il fallait, ni plus, ni moins, par contre les livres d’école devaient rester dans la case sous le pupitre, les enfants n’avaient pas le droit de les emmener chez eux.
Les fournitures scolaire étaient prêtées par l’établissement scolaire pour l’année seulement, et distribuées à chaque enfant le jour de la rentrée des classes par leur institutrice respective.
Pour ceux qui avaient des frères et sœurs, les plus jeunes récupéraient trousse, et cartable des aînés, les parents n’achetaient pas de fournitures scolaire à leurs enfants, les économies primaient à cette époque pour chaque famille.
Ainsi, chaque enfant gardait toujours le même cartable, et la même trousse les années suivantes, ceux qui rentraient au collège donnaient à leurs frères et sœurs le cartable, les règles, et la trousse quand ils rentraient à l’école primaire, ceux qui rentraient au lycée les donnaient à leurs frères et sœurs qui rentraient au collège.
En dehors des crayons des couleurs, des 4 stylos à billes à encre (bleu, vert, rouge, et noir), d’une gomme à la rigueur, le reste des fournitures scolaire, c’était l’établissement scolaire qui s’en occupait.
L'hygiène corporelle était de rigueur, y compris sur nos pupitres respectifs, nos livres, et nos cahiers.
Il y avait interdiction formelle de mâchouiller du chewing-gum en classe, dans la cours de récréation, et aucune grossièreté ne devaient sortir de la bouche des enfants sous peine de recevoir une punition sévère.
Aucune triche n’était admise lorsqu’il y avait des contrôles ou des dictées ou quand une leçon devait être récité devant les autres enfants de chaque classe (devant le tableau), les enfants ne devaient jamais mentir non plus.
S’il y avait des bagarres entre enfants dans la cours de récréation, chose qui s’est produite à toutes les époques (mais bien moins fréquemment qu’à notre époque tout de même), c’était automatiquement réglé avec la directrice dans son bureau.
Suite à cela, les parents étaient convoqués, car les enfants qui avaient provoqué la bagarre, étaient punis sévèrement, et au bout de 3 avertissements, c’était le renvoie de l’école pendant une semaine, ou pire, pendant 1 mois.
Si un enfant persistait à se battre ou être grossier ou manquait de respect aux autres enfants, voire à aux institutrices tout comme à la direcrice, s’il était vu ou découvert à voler dans le casier sous le pupitre d’un autre enfant, dans le cartable d’un autre enfant ou peu importe, c’était l’exclusion définitive de l’école, et les parents ne contestaient jamais ce que la directrice de l’établissement scolaire décidait quand elle en arrivait à prendre de telles sanction.
Il faut dire qu’à cette époque, l’éducation scolaire était stricte, sévère, mais juste.
Tous les enfants devaient respecter les règles, se lever quand la directrice passait dans les classes, et faire le silence complet, à la fin de la récréation, quand la cloche finissait de sonner, tous les enfants devaient tous se ranger 2 par 2 là ,où l'institutrice attendait les enfants de sa classe respective.
La photo de classe se faisait le matin au début du mois d’octobre, mais pour les petits enfants au cours préparatoire (au CP) les photos de classe se faisait dans leur classe respective un enfant après l’autre.
L’enfant était assis à son pupitre avec un livre ouvert ou une ardoise avec une craie à la main ou avec un cahier et un crayon gris à la main, et devait se tenir droit face au photographe.
A cette époque, les journées étaient complète, une fois par semaine les enfants de chaque classe avait un cours de sport.
L’'hiver les leçons de sport se faisait au sous sol de l'école qui était le gymnase de l’établissement, et dès le printemps, les enfants de chaque classe allait au stade à pieds avec sa classe, et leur institutrice.
Les cours commençait à 8 heures, et finissait à 11 heures 30, ils reprenaient à 14 heures, et se terminait à 16 heures, généralement, la plus grande partie des enfants faisaient leur goûter chez eux.
Il y avait ce qu’on appelait à l’époque l’étude (à l’école), c’est à dire que les enfants qui restaient à l’étude pouvait apporter leur goûter, et le manger proprement leur goûter dans la salle d’étude.
L’heure d’étude c’était uniquement pour que les enfants fassent leurs devoirs, car leurs parents travaillaient, et l’école fermait ses portes à 18 heures 30, pas plus tard.
Il fallait aller à l’école tous les jours, les lundis, mardis, jeudis, vendredi, et chaque samedi matin.
Je ne sais pas si cela se faisait dans toutes les écoles, mais dans l’école primaire où j’allais, le samedi en fin de matinée, après la récréation, c’est à dire environ 1 heure avant la fin du cours (avant 11 heures 30), nous pouvions dessiner une frise sur le cahier de leçon que nous colorions, c'était pour marquer la fin des leçons de la semaine.
Et bien sûr, comme à fin d’après midi en semaine, le samedi en toute fin de matinée, il fallait prendre note des devoirs sur le cahier de texte pour le lundi suivant, et chaque jour de la semaine, il fallait prendre note des devoirs à faire sur le cahier de texte, pour le lendemain.
Les devoirs étaient écrits sur le tableau par l’institutrice au moment de chaque récréation les après midi, mais parfois, il arrivait qu’elle les disait à haute voix, rare étaient les jours, où les enfants n’avaient pas de devoirs à faire, mais cela arrivait quelques fois.
Ainsi, nous avions 2 jours et demi de repos par semaine, le mercredi toute la journée, le samedi après midi, et le dimanche toute la journée.
Il y avait une récréation le matin à 10 heures, et une seconde récréation l'après midi à 15 heures, chaque récréation durait une bonne demie heure.
J’ai peu connu les visites médicales à l’école, toutefois, j’en ai connu, mais vraiment très peu, car avec les années, les visites médicales ne se faisaient plus dans les établissements scolaire.
Et chaque fois que les enfants sortaient de leur classe respective, ils disaient tous à leur institutrice : à demain maîtresse, et il fallait sortir de la classe sans bruit, et sans bousculade.
A cette époque, quasiment tous les enfants mangeaient à la cantine, la cuisinière passait dans l’allée de la cantine avec son chariot où il y avait le plat chaud.
Quand elle arrivait à chaque bout de table, les enfants de devant, lui donnaient les assiettes au fur et à mesure, et la cuisinière remplissait les assiettes de chaque enfant à chaque table.
Le temps du déjeuner durait en moyenne 1 heure et demi, ensuite, ensuite les enfants allaient jouer dans la cours de récréation, et quand la cloche sonnait, il fallait aller se ranger 2 par 2 à l’emplacement où nous avions l’habitude de voir notre institutrice.
Les enfants n'avaient pas beaucoup de sorties scolaires à cette époque, ils en avaient une, qui dirait la demi journée, un peu avant les vacances de la Toussaint, qui, généralement étaient de courtes durées, environ 5 jours à peu près.
Ensuite, il y avait une sortie scolaire, qui durée une demie journée aussi, c’était un peu avant les vacances de Noël qui durait une bonne semaine environ.
Par contre je n’ai pas le souvenir d’une grande sortie scolaire peu avant les grandes vacances d'été, et ces vacances là duraient environ 2 mois et demi, car la rentrée des classes se faisait le 10 septembre ni avant, ni après.
Il y avait les jours fériés, comme le 11 novembre, le 1er mai, le 8 mai, la pentecôte, ce sont les seuls jours de l’année où les enfants n’allaient pas à l’école, mais nous reprenions le chemin des écoliers le lendemain, si bien sûr, cela ne tombait pas un week-end, là, bien sûr, c’était différent.
Pour la fête des mères comme pour la fête des pères, cela tombaient toujours un dimanche, donc pas de vacances, ni de jour fériés, nous reprenions le chemin de l’école comme à l’ordinaire le lundi.
Les récitations, généralement c'était avec de grands auteurs écrivains (Jean de la Fontaine, Perrault, etc.… ) car c’étaient d'auteurs écrivains les plus connus à l'époque.
Chaque jour les enfants avaient des devoirs, il n’y en avait pas beaucoup c’est vrai, mais il en avait quand même, c'était soit de la lecture, soit apprendre une récitation, soit apprendre un court texte sur l'histoire ou la géographie, soit des calcules ou un problème à résoudre, qui devait être ramené ou récité le lendemain.
Tous les 3 mois, quand la directrice passait dans chaque classe, un silence régnait dans les classes, mais aussi dans toute l’école, car c'était le moment des bulletins de notes (nous n’en menions pas large à cette époque, surtout quand c’était le moment des bulletins de notes).
Selon si les enfants avaient de bonnes notes, la directrice remettait 1 bon point aux enfants, et il fallait les compter devant la directrice.
La directrice s’asseyait toujours à la place de l’institutrice à son bureau, elle appelait à tour de rôle les enfants, nous devions nous lever (sans faire de bruit), aller devant le bureau de notre institutrice où la directrice attendait assise, l’enfant qu’elle avait appelé devait avoir les bras le long du corps ou dans le dos, et regarder la directrice, ne rien dire, afin d’être attentif à ce qu’elle disait, elle donnait ses observations concernant son comportement, et le travail qu’il avait fait en classe, et à la maison.
Elle nous remettait en main propre notre bulletin de notes, et nous devions la remercier, et retourner sans faire de bruit s’asseoir à notre pupitre, et selon notre travail scolaire, et notre comportement, elle nous remettait soit un bon point, soit une image parfois, elle ne nous donnait rien du tout.
Alors, pour les bons points, quand nous avions reçu petit à petit 10 bons points, les enfants pouvaient recevoir de la directrice une image, (généralement des animaux ou des fleurs ou un personnage étaient imprimés sur les images) et pour les images, quand nous en avions reçu 20 images, alors, la directrice offrait des crayons de couleurs ou un cahier tout neuf.
Ce qui voulait dire que ces enfants là, travaillaient bien en classe, et faisait bien leurs devoirs à la maison aussi, pour ceux qui n’avaient pas beaucoup de bons points, ils étaient simplement encouragés (verbalement) par la directrice, et c’est tout.
Ceux qui avaient des notes épouvantables sur chaque contrôle, leurs devoirs, et sur leurs bulletins de notes, là, la directrice leur donnait des devoirs à faire en plus.
Mais c’était pour que les enfants soient un peu plus concentré sur leur travail scolaires, et surtout, qu’ils puissent améliorer leurs notes pour le trimestre suivant, mais surtout pour faire prendre conscience aux enfants que les redoublement de classe n’étaient pas bon pour eux.
A savoir que dans l’établissement que je fréquentais enfant à l’époque, l’éducation scolaire était assez sévère, mais juste.
Pour en revenir aux bulletins de notre, quand la directrice avait terminé d’appeler les enfants (parce que c’était un passage en revu sur le travail scolaire), elle écrivait ses observations sur le bulletins de notes.
Ensuite, il fallait apporter notre bulletin de notes à nos parents respectifs pour qu'ils le voient et qu’ils le signe, et le ramener le lendemain à notre institutrice qui le remettait à la directrice en main propre.
Une chose dont je me souviens encore, chaque matin, l’institutrice faisait l’appel, il fallait répondre présent(e), et la présence de chaque enfant était noté sur un grand cahier, ainsi que les comportements, c’était comme cela que cela se faisait dans chaque classe.
Quand l’appel était terminé, un enfant était désigné par notre institutrice, et celui-ci devait apporter dans le bureau de la directrice le cahier d’appel, et revenir dans la classe.
Dès le mois de juin, entre chaque cours, les enfants de chaque classe avaient un spectacle à préparer, ils avaient le choix entre une pièce de théâtre, une chanson, une chorale ou inventer quelque chose.
A la fin de l’avant dernière semaine du mois de juin, et donc peu avant la fin de l’année scolaire, tous enfants devaient installer les chaises de leurs classent respectives sous le préau, car les parents étaient invités à venir voir la représentation de leur enfant à l’école
Le préau qui était situé sur un des côtés de la cours de récréation (c’était un abri où nous allions quand il pleuvait ou quand il commençait à faire assez chaud, peu avant les grandes vacances d’été, sinon quand il faisait un froid sec, qui pique ou qu’il pleuvait à verse, nous pouvions rester sous l’autre préau, mais celui-ci à l’intérieur de l’école).
Et les quelques derniers jours du mois de juin, avant le grand départ pour les vacances d’été, tous les enfants avaient le droit d’apporter à l’école des jeux de société pour jouer avec les autres enfants de leur classe respective ou alors, ils pouvait demander à leur institutrice des feuilles pour faire des dessins ou des origamis ou d’autres activités.
L’essentiel, c’est que les enfants pouvaient jouer dans le calme toute le journée, et s’ils parlaient entre eux, cela devait être à voix basse.
Je n’ai pas vraiment beaucoup connu la remise des prix, mais j’en ai connu quelques unes quand même, en général, c’était un peu avant la kermesse de l’école, au début de la dernière semaine du mois de juin, quand il n’y avait plus du tout de cours, et que le temps des grandes vacances d’été arrivaient à grands pas.
Tous les parents étaient invités, et le prix de chaque enfant recevait un livre selon son âge, et le livre était orné d’un très beau ruban de soie, c’était cela la remise des prix, et c’était ça aussi, mes années à l’école primaire.
Et vous, dîtes-moi, est-ce-que vous vous souvenez de vos années d’écoliers?
Jazs