Libération
En d’autres temps, il y avait les bardes, et chacun(e) écrivait à sa façon ce qui l’inspirait.
Il y avait aussi les aèdes, et chacun(e) écrivait de manière poétique ce qui l’inspirait.
Et autant de papyrus que de parchemins ont été retrouvé des siècles plus tard dans différents endroits, et dans le monde entier.
Aujourd’hui, il y a les auteurs(es) écrivains(es), et chacun(e) écrit à sa façon ce qui l’inspire ou selon, son ressenti.
Et autant de livres que d’écrits sont lus partout dans le monde entier, (le monde réel, et aussi le monde virtuel).
Nôtre passage en ce monde est bref, et les royaumes sont en argile.
Avant que les royaumes changent, il faut d’abord que les hommes comme les femmes changent.
Un homme né de chaire et de sang change au cours de sa vie comme dans ses âges.
Mais peu importe sa nature d’être, ne reste t-il pas un homme ?
Quand un évènement survient au cours de notre vie ou que nous traversons une épreuve pour le moins difficile voire même éprouvante, que l’on sait que l’on n’est pas entendu, il existe une façon simple et efficace de se libérer de certaines choses, surtout si celle-ci ne nous appartiennent pas à la base.
Pour se faire, il suffit de prendre 4 feuilles de papier, un crayon ou un stylo à encre, et tout simplement s’installer dans un endroit le plus calme possible, c’est à dire un endroit où rien ne peut intervenir ou subvenir soudainement.
Lors de cette tranquillité voulue, il est préférable de laisser son téléphone, son ordinateur et autres appareils quelque part dans une pièce voisine ou si l’endroit choisi est à l’extérieur laisser ses appareils à la maison, en d’autres mots, loin de soi.
Puis, sur la première feuille écrire son ressenti, (la colère, le mécontentement, la désapprobation, la frustration, et tout ce genre de choses).
Sur la seconde feuille, écrire ce qu’on aurait souhaité dire et ce qui normalement aurait pu être dit ou ce qui aurait dû être dit des deux parties ou comment une (ou la) situation aurait normalement dû se passer.
Sur la troisième feuille écrire ce qui plaît, projet(s) (si tel est le cas), espoir, bref, tout ce qui peut être positif ou même les souhaits espérés.
Sur la quatrième feuille, formuler un texte en reprenant certains éléments qui a ont été écrits sur les trois feuilles précédentes.
Décrire cela sous forme de vers en rime selon les mots ou les phrases écrites, mais un peu comme en lettre de plainte (sans pour autant aller jusque là si ce n’est pas le cas dans un premier temps), et décrire ses cris de colère de la même manière, mais avec des mots apaisants pour affiner le plus possible le texte voire le rendre plus compréhensible et clair (pour soi-même).
C’est ce qui permet une libération, mais aussi un lâché prise sur ce qui a encombré l’esprit d’une personne qui s’est sentie ou qui a été attaquée ou agressée verbalement (psychologiquement) sans qu’il y ait de traces visibles à l’œil nu.
A savoir que dans ce genre de situation, personne ne peut strictement rien prouver, sauf que, parfois les preuves ne sont pas forcément nécessaire selon les cas ou selon les situations, il suffit juste de savoir être bien attentif, tout simplement.
C’est ce qui va également permettre de pouvoir utiliser ses mêmes mots écrit mais de façon verbale, et plus calme le moment venu pour contre attaqué une personne qui à franchi certaines limites (disons de manière particulièrement vicieuse).
Et bien, c’est ce qui va automatiquement la mettre elle-même dans l’embarras, puisqu’au lieu d’argumenter ce qu’elle estime juste voire son pont de vue, elle ne pourra pas faire face bien longtemps ni même s’expliquer en toute clarté.
C’est simple à comprendre, plutôt que d’être sûre d’elle, la personne qui a visé à attendre psychologiquement une autre personne dans le but de la déstabiliser, va se répéter, elle n’aura bien sûr plus la possibilité d’avoir de répartie, et n’aura donc aucune argumentation valable qui puisse attester quoi que ce soit par rapport au jugement posé envers autrui.
En terme juridique, quand une des deux parties se couche, c’est qu’arrivé à un moment donné, l’avocat qui défend une personne qui se dit voire qui « jure » ne pas être en tort ni même se reconnaître dans ses torts, va stopper la défense de la personne qu’elle représente.
Toute le monde a entendu au moins une fois dans notre vie que toute vérité n’est pas toujours bonne à entendre, et c’est un fait, et c’est pire que tout ce que l’on peut croire ou penser quand elle remonte à la surface.
Et dans le domaine juridique, tout ce que veulent les juges, c’est savoir qui ment, et qui dit la vérité, c’est aussi simple que cela.
Dans une procédure juridique, il n’est pas toujours nécessaire de faire grossir un dossier avec des montagnes de preuves (sur papiers et autres) ou d’apporter des témoignages sur l’honneur (par écrire ou autres), car quand une procédure juridique prend du temps, c’est qu’il peut se passer des mois voire même en années pour qu’un juge décèle le vrai du faux.
Et bien c’est un système qui fonctionne également dans d’autres domaines, dans d’autres endroits, et dans d’autres circonstances avec toutes personnes malintentionnées ou malsaines voire même malfaisantes.
Et tout cela, c’est une forme de thérapie qui expulse un mal être voire même une situation inconfortable dans laquelle on peut tous se retrouver.
Comme quoi de prendre du recul, de peser le pour et le contre, de faire la part des choses, de savoir ce que l’on veut, pour y voir plus clair et enfin relativiser n’est jamais négligeable ni même à reconsidérer.
Jazs